Le temps presse
Dans son message vidéo, M. Guterres a souligné que la COP27 s'est conclue avec beaucoup de travail encore à faire et peu de temps pour le faire.
« Nous sommes déjà à mi-chemin entre l'Accord de Paris [2015] sur le climat et l'échéance de 2030. Nous avons besoin de tout le monde sur le pont pour faire avancer la justice et l'ambition », a-t-il déclaré.
Le Secrétaire général a ajouté que cela inclut l'ambition de mettre fin à la « guerre suicidaire » contre la nature qui alimente la crise climatique, conduit les espèces à l'extinction et détruit les écosystèmes.
« La Conférence des Nations Unies sur la biodiversité du mois prochain est le moment d'adopter un cadre mondial ambitieux pour la biodiversité pour la prochaine décennie, en s'appuyant sur le pouvoir des solutions fondées sur la nature et le rôle essentiel des communautés autochtones », a-t-il exhorté.
« Je partage votre frustration »
Le chef de l'ONU a également adressé un message à la société civile et aux militants qui se sont faits entendre depuis le jour de l'ouverture de la conférence : « Je partage votre frustration ».
M. Guterres a déclaré que les défenseurs du climat - menés par les jeunes - ont fait avancer l'agenda pendant les jours les plus sombres et qu'ils doivent être protégés.« La source d'énergie la plus vitale au monde est le pouvoir des
personnes. C'est pourquoi il est si important de comprendre la dimension des droits de l'homme de l'action climatique », a-t-il dit, ajoutant que la bataille à venir sera difficile et qu'« il faudra que chacun d'entre nous se batte chaque jour… Nous ne pouvons pas attendre un miracle ».
Faisant écho à ce sentiment, la jeune militante écologiste kenyane Elizabeth Wathuti a déclaré : « La COP27 est peut-être terminée, mais la lutte pour un avenir sûr ne l'est pas. Il est maintenant plus urgent que jamais que les dirigeants politiques s'efforcent de convenir d'un accord mondial solide pour protéger et restaurer la nature lors du prochain Sommet mondial sur la biodiversité à Montréal ».
« La crise de l’alimentation, de la nature et du climat qui est interconnectée nous affecte tous en ce moment, mais les communautés de première ligne comme la mienne sont les plus durement touchées. Combien de sonnettes d'alarme doivent être tirées avant d'agir ? », a-t-elle ajouté.